Le catharisme (du grec καθαρός / katharós, « pur ») est l'appellation contemporaine d'un ensemble de mouvements chrétiens en rupture avec l'Église catholique, qui s'est particulièrement répandu dans le Midi de la France entre l'an 1000 et 1244.
Dans l’historiographie du XXIe siècle, la nature de ce courant religieux, qui ne s'est jamais désigné lui-même par le qualificatif cathare, ainsi que ses origines, ses doctrines, ses rites, ses croyances et son existence même sont l'objet de débats, même si la recherche s'accorde pour reconnaître la réalité d'une lutte de l'orthodoxie romaine contre des « hérétiques » ayant débouché, au début du XIIIe siècle, sur la « croisade des albigeois »[1].
Le terme « cathare » lui-même, repris des écrits d'Augustin par le moine Eckbert de Schönau au XIIe siècle pour désigner les « hérétiques », a été popularisé en français par l'occitanisme des années 1960 au détriment des expressions « hérésie albigeoise ».
L'élaboration institutionnelle du catharisme ressemblait à celle du manichéisme perse (le prophète Mani se déclarait successeur de Zarathoustra, Bouddha et Jésus-Christ) :
il y avait deux sortes de membres, les « auditeurs » (dans le manichéisme) ou « croyants » (dans le catharisme), au premier niveau,
et au niveau d'initiation élevée, il y avait les « appelés » (dans le manichéisme) ou les « parfaits/bonshommes » (dans le catharisme). Ces derniers étaient chargés pleinement du Salut. Dans le manichéisme comme dans le catharisme, ils s'interdisaient toute parole haineuse, la consommation de chair animale et de sang, et d'engendrer des enfants[34].
Après la 4 ème croisade qui s'est retournée contre Constantinople,
le pape Innocent III décide d'organiser une expédition contre les Cathares, et accorde aux combattants les mêmes indulgences et faveurs qu'à ceux qui combattaient en Terre sainte[N 3]. Arnaud Amaury et Guy des Vaux de Cernay parcourent le royaume de France afin d'inciter les barons à prendre part à la « croisade[N 4],[14] ».
La croisade contre les Albigeois atteint Béziers le Les fortifications paraissant trop solides pour être prises d'assaut, l'armée commence à s'installer et se prépare à un siège qui promet d'être long. La journée étant particulièrement chaude, des ribauds en profitent pour se rafraîchir et se baigner dans l'Orb. Quelques Biterrois téméraires tentent alors une sortie, sans doute pour narguer l'armée assaillante. Mais l'assaut tourne mal, les Biterrois se trouvent rapidement submergés et refluent vers la ville en désordre, incapables d'empêcher leurs poursuivants d'y pénétrer.
« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens »
On n'est pas sur que cette phrase ait été pronncée mais elle résume bien l'état d'esprit de l'époque: faire un exemple pour pousser les autres villes à se rendre.
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