Le siège de Jérusalem ayant lieu de 636 à 637 est un épisode du conflit qui oppose l'Empire byzantin au Califat des Rachidoune. Il commence quand l'armée du calife Omar dirigée par Abu Ubayda ibn al-Djarrah met le siège devant Jérusalem en novembre 636. Après six mois, le patriarche Sophrone accepte la reddition de la cité, à la condition qu'elle se fasse devant le calife. En avril 637, le calife Omar ibn al-Khattâb arrive devant Jérusalem pour recevoir la reddition de la ville.
Après la mort de Mahomet en 632, la direction des Musulmans passe au calife Abu Bakr qui lance une série de campagnes connues sous le nom de guerres de Ridda.
Une fois qu'il assure sa suprématie sur l'Arabie, il lance une guerre de conquête en Orient en envahissant l'Irak qui est alors une province sassanide. Après que les Perses ont été vaincus, il se tourne vers l'ouest et envoie ses armées envahir les terres byzantines[2].
En 634, Abu Bakr meurt et son successeur est Omar qui poursuit sa propre guerre de conquêtes[3].
En , l'empereur Héraclius lance une expédition majeure pour reprendre les territoires perdus mais son armée est vaincue de manière décisive lors de la bataille du Yarmouk en .
Le calife Omar ordonne à Abu Ubaidah de s'attaquer à Jérusalem. De fait, Abu Ubaidah marche contre cette dernière depuis Jabiyah. Il est épaulé par Khalid ibn al-Walid dont le régiment de cavalerie légère forme l'avant-garde de l'armée. Les Musulmans arrivent devant Jérusalem vers le début du mois de novembre et la garnison byzantine se replie dans la cité fortifiée
[4Dès l'arrivée d'Omar à Jérusalem, un pacte connu sous le nom de Convention d'Omar aurait été signé. Il livre la cité de Jérusalem et garantit les libertés civiles et religieuses des Chrétiens en échange du paiement de la jizya. Ce pacte est signé par Omar au nom des Musulmans. À la fin du mois d'avril, Jérusalem se rend officiellement au calife[11]. Les Juifs, qui étaient revenus dans la ville lors de la domination perse puis, à nouveau expulsés par les Byzantins, sont autorisés à revenir vivre dans la ville[12].
Gemini a dit
Lors de la prise de Jérusalem par les armées arabes du calife Omar ibn al-Khattâb en 638, la ville était profondément ancrée dans le monde chrétien.
Depuis la conversion de l'Empire romain devenu Empire byzantin 380, Jérusalem était une ville chrétienne. Elle était l'un des cinq patriarcats majeurs de la chrétienté (la Pentarchie).
L'influence byzantine : La ville était parsemée d'églises et de monastères, le monument le plus emblématique étant l'Église du Saint-Sépulcre.
Diversité des rites : Bien que l'orthodoxie grecque (soutenue par Byzance) soit dominante, d'autres courants comme les Arméniens, les Syriaques et les Coptes étaient également présents.
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