07/04/1972

Troisième croisade 1189-1192


À la mort de Nur ad-Din, en 
Saladin alors vizir d’Égypte, se proclame sultan d’Égypte et reprend le programme d’unification des Arabes syriens et égyptiens pour ensuite combattre les États croisés, en reconquérir les territoires et les chasser du levant. Il commence par éliminer les fils de Nur ad-Din, s’empare de Damas dès , puis d’Alep en . Il tente plusieurs incursions contre le royaume de Jérusalem, mais ce dernier est défendu par le roi Baudouin IV le Lépreux, dont l’esprit tactique et de diplomatie réussit à repousser les attaques de Saladin ou à minimiser les défaites franques[1].

Tout change entre 1185 et 1186 avec la mort de Baudouin le Lépreux et l’arrivée sur le trône de Guy de Lusignan, un roi dépourvu du moindre sens politique et sans grande autorité sur les barons. Comme Guy se révèle incapable de soumettre Renaud de Châtillon et de mettre fin à ses pillages, Saladin envahit le royaume et écrase la chevalerie franque à Hattin le [2].

À la suite de sa victoire obtenue à Hattin, Saladin entreprend de reconquérir le royaume de Jérusalem. Continuant sa reconquête, le , Saladin réussit entre-temps à prendre Jérusalem défendue par Balian d'Ibelin[3].


La troisième croisade, est une série d’expéditions menées   dans le but de reprendre Jérusalem et la Terre sainte à Saladin par:
Frédéric Barberousse, empereur germanique, q
Il doit affronter l’hostilité de l'Empereur byzantin Isaac Ange, car ce dernier est en guerre contre le royaume de Sicile, un allié du Saint-Empire romain germanique. De plus Isaac Ange a conclu une alliance avec Saladin contre Kılıç Arslan IIsultan seldjoukide de Roum, et la venue de la croisade risque d’affaiblir son allié. Face à l’énorme supériorité numérique des Allemands, il n’ose pas engager le combat mais cherche à entraver et à ralentir l’armée impériale. De guerre lasse, Frédéric fait saccager la région de Philippopoli et la ville d’Andrinople, de sorte qu’Isaac Ange doit céder et faire traverser le Bosphore à l’armée germanique, tout en informant Saladin de la progression des croisés[1
Frédéric  se noie avant de commencer les combats contre Saladin

Philippe Auguste, roi de France qui écourte la croisade après avoir perdu un oeil , il rentre précipitamment à Rome pour demander au pape de le relever de son voeu. Il laisse Richard Coeur de Lion forger seul sa légende.
L’arrivée du roi de France devant Saint-Jean-d'Acre le [9], ainsi que du roi d'Angleterre et du nouveau grand-maître templier Robert de Sablé deux mois plus tard, isole complètement et efficacement Acre de l’extérieur. La rivalité latente entre les deux souverains européens qui épouse la rivalité entre les deux prétendants au royaume de Jérusalem, divise le camp croisé en deux factions. Tandis que le roi de France prend parti pour Conrad de Montferrat, Richard soutient Guy de Lusignan.
Sachant politiquement qu'il ne peut se permettre de laisser le royaume de France sans roi, Philippe Auguste annonce son départ vers l’Europe. Il laisse sur place une partie de son armée (10 000 hommes sous le commandement du duc Hugues III de Bourgogne), et spécifie que toutes les conquêtes faites par ses troupes reviendront à Conrad de Montferrat. Le , il embarque à Tyr en direction de Brindisi[20].
 
Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre, ne parviendra pas à reprendre Jérusalem et sera fait prisonnier en Autriche au retour

Cette croisade a permis la reprise d’un certain nombre de ports de Terre sainte, mais n’a pas permis la reconquête de l’hinterland palestinien, ni la reprise de Jérusalem. Cependant, la libre circulation à Jérusalem fut autorisée aux pèlerins et marchands chrétiens.Les hostilités cessent pendant le , l’antagonisme entre Guy de Lusignan et Conrad de Montferrat se réveille et les barons syriens et croisés se rendent compte que le compromis de Saint-Jean-d’Acre est inapplicable. Richard finit par résoudre le litige en demandant aux Templiers de vendre l’île de Chypre à Guy de Lusignan qui en devient le souverain[17] et en acceptant Conrad de Montferrat comme roi de Jérusalem
Richard reçoit alors des nouvelles inquiétantes d’Europe. Il apprend que Philippe Auguste cherche à s’emparer d’une partie de ses possessions dans l’Ouest de la France, et que son frère Jean sans Terre se révolte.
Pressé de rentrer en Europe, Richard cède, mais obtient pour les pèlerins chrétiens le libre accès à Jérusalem sans taxes[31], ainsi que la libre circulation des marchands des deux confessions à l'intérieur de la ville. Le traité est conclu le . Richard quitte la Terre sainte le  pour revenir en Occident[32     
Le mauvais temps contraint d'abord Richard à faire escale sur l'île de Corfou, possession de l'Empire byzantin[188]. Afin d'éviter d'être capturé, il se déguise en marchand puis monte à bord d'un bateau pirate qui le dépose près de Zara[189]
Richard poursuit son voyage par voie terrestre à travers la Carinthie et l'Autriche, dans le but de rejoindre les terres de son beau-frère Henri le Lion[188]. Le , il est reconnu et arrêté alors qu'il effectue une halte dans une auberge de Vienne[190]. Il est amené devant le duc Léopold d'Autriche, son ennemi depuis qu'il l'a humilié à Acre[191] ; le duc le fait étroitement garder, nuit et jour, par des chevaliers en armes, mais il n'est pas mis aux fers[192]. Après un séjour de trois mois au château de Dürnstein, Richard est livré à l’empereur Henri VI contre la somme de soixante-quinze mille marcs d’argent[193] ; il est ensuite détenu au château de Trifels[194].
En raison de la protection canonique accordée par l'Église aux croisés, le pape Célestin III excommunie le duc Léopold et menace d'interdit l'empereur Henri VI. Philippe Auguste est de même menacé d'interdit s'il vient à envahir les terres du roi d'Angleterre[200],[201]. Le roi de France s'empare néanmoins de la forteresse de Gisors en 

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