21/06/1972

Février 1945 Pacte du Quincy

 Début 1945, à l'insu des Britanniques

le président américain Franklin Delano Roosevelt propose au roi saoudien Abdelaziz ibn Saoud de le rencontrer, ainsi que l'empereur d'Éthiopie Haïlé Sélassié Ier et le roi Farouk d'Égypte[1]

à l'occasion de son retour de la conférence de Yalta. Roosevelt rencontre les trois chefs d'État le même jour, alors que le croiseur américain mouille dans le Grand Lac Amer, au milieu du canal de Suez, en Égypte, ainsi protégé de toute attaque par un sous-marin,

Roosevelt et ibn Saoud débattent d'égal à égal d'abord de l'immigration juive en Palestine, 

Roosevelt tentant d’obtenir l’appui du roi pour la création d’un foyer national juif en Palestine, chose qui lui fut catégoriquement refusée[2],[3],[4].

 La discussion passe ensuite à la Syrie et au Liban, concernant le départ des Français et l'indépendance de ces deux pays.

Le contenu des discussions à bord du USS Quincy a été partiellement publié dès 1948[8], puis intégralement en 1954[9] et 1969[10] : il n'y est pas question de pétrole. Quant à cette rencontre, en 2005[pas clair], elle se serait limitée à un communiqué commun[11].

Le roi saoudien a bien signé un accord, mais avec la Standard Oil of California (Socal) dès 1933 pour une concession de 60 ans dans l'est de l'Arabie saoudite, concession partagée avec la Texas Oil Company (Texaco) à partir de 1936, puis l'accord est étendu en superficie en 1938, intégrant en 1948 la Standard Oil of New Jersey (Esso) et la Standard Oil of New York (Socony) au sein de l'Arabian American Oil Company (Aramco)[12]. Le pétrole d'Arabie saoudite est destiné à l'approvisionnement des forces armées, notamment l'US Navy, pas au marché américain qui est alors encore largement couvert par les gisements exploités aux États-Unis.

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