Les rébellions huguenotes, également appelées guerres de M. de Rohan, en référence au duc protestant Henri II de Rohan, sont une succession de soulèvements des protestants du royaume de France contre la répression menée sous le règne du roi Louis XIII. Commençant en 1620 avec la mise en place d'un « État dans l'État » lors d'une assemblée tenue à La Rochelle, elles s'achèvent en 1629 avec la paix d'Alès, à la suite de la prise de La Rochelle par Richelieu. Cette paix annule les dispositions militaires de l'édit de Nantes (1598), notamment les places de sûreté, mais maintient ses dispositions religieuses de tolérance de la religion réformée.
L'assassinat du roi Henri IV met un terme à la paix civile et la tolérance qui règne dans le Royaume de France entre catholiques et protestants depuis la fin des guerres de Religion en 1598.
Le duc Henri II de Rohan devient plus ou moins malgré lui le chef de la résistance protestante. Écarté de la cour par la régente, Marie de Médicis, il devient peu à peu l'un des chefs du parti protestant qui est contraint de se regrouper. Il conseille la reine pour combattre la révolte de Henri II de Bourbon, prince de Condé, lequel veut empêcher le mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche.
Face aux intrigues de la régence de Marie de Médicis, beaucoup plus favorable que son époux au parti dévot, puis surtout face à la volonté de Louis XIII d'abattre le parti protestant, le duc de Rohan est en permanence déchiré entre la fidélité à la cause protestante et le service au roi de France.
en juin 1620, Louis XIII, lassé par les atermoiements du parlement, décide de marcher sur le Béarn afin d'imposer l'exécution de son édit de 1617. L'émotion des Réformés est immense.
La République protestante (1620)
Les huguenots se réunissent à La Rochelle le . Lors de cette assemblée générale huguenote à La Rochelle, la décision est prise de résister par la force à la menace royale et d'établir un « État dans l'État ». La République protestante est partagée en 8 cercles
L'armée du roi part donc de Royan le et couche à Mortagne. Le 17, elle couche à Mirambeau, séjourne les 18 et 19 à Montlieu, arrive à Saint-Aulaye le 20, à Guitres le 21, à Saint-Émilion le 22, Castillon le 23. Le , il atteint Sainte-Foy-la-Grande que Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force, veut défendre. Celui-ci se rend après négociation.
Continuant sa chevauchée, Louis XIII arrive le à Monségur, le 29 à Marmande, passe devant Tonneins que le duc d'Elbeuf et le maréchal de Thémines ont pris le précédent et ruiné ras-terre. Le la troupe royale est à Aiguillon et le à Agen puis elle remonte la Garonne par Valence-d'Agen jusqu'à Moissac.
S'approchant de Montauban, qu'il n'a pas réussi à prendre l'année précédente, Louis XIII envoie le marquis de Valençay avec la gendarmerie de la Garde et les chevau-légers de Condé en reconnaissance jusqu'au glacis de la cité huguenote. Le il fait passer l'Aveyron, près de Piquecos, à son armée qui bivouaque, en bataille, devant Villemade (à 2 lieues de Montauban), espérant que les habitants viendraient lui offrir sa revanche, mais ils restent prudemment derrière leurs murs.
Le les troupes royales arrivent devant Nègrepelisse, immédiatement investie.
Ayant jugé qu'assez de sang français avait été versé, Louis XIII charge le nouveau converti Lesdiguières de négocier la paix avec Henri de Rohan, qui vient, le , s'agenouiller devant Louis XIII et demander pardon d'avoir porté les armes contre lui.
Le , le roi fait son entrée à Montpellier, précédé par ses compagnies de carabins et de chevau-légers, entouré des grands seigneurs et de sa cour, et suivi de sa gendarmerie.
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