Les causes de la révolte font l'objet de débats entre les historiens[2]. Deux mesures prises par l'empereur Hadrien durant ses voyages en Judée au début des années 130 sont retenues en général comme causes principales[2].
La première est la décision de construire sur l'emplacement de Jérusalem une colonie du nom d'Ælia Capitolina autour d'un temple dédié à Jupiter capitolin, peut-être édifié à l'emplacement de l'ancien temple de Jérusalem ou plus probablement au centre de la ville sur le site du Golgotha[2],[3].
La seconde est l'interdiction générale de la circoncision, prise à l'encontre de tous les peuples la pratiquant tels les Juifs, mais aussi les Arabes et les prêtres égyptiens ou syriens[2]. Il est toutefois délicat de savoir si cette seconde décision a été prise avant ou après la révolte[2
Shimon bar Kokhba organise une armée, instaure un État juif indépendant en terre de Judée,
projette de reconstruire le temple de Jérusalem et fait battre monnaie.
La guerre a touché uniquement la Judée et non l'ensemble de la Terre d'Israël[6]. »
« Elle a duré au moins trois années pleines et a été prise très au sérieux par les autorités romaines[6]. »
Après la défaite, Jérusalem est rasée par Hadrien et interdite aux Juifs, qui toutes tendances confondues sont expulsés de la ville et de l'ensemble de la Chôra[15].
Ils y sont interdits de droit de cité sous peine de mort[15] jusqu'à une date inconnue.
Une ville romaine, Ælia Capitolina, est bâtie sur le site de Jérusalem.
La majeure partie de la population s'exile et constitue la diaspora juive. À partir du XIIIe siècle, cette situation contribue au mythe du « Juif errant »[18]. Une autre partie se déplace vers la Galilée, et notamment à Safed, qui devint un centre intellectuel juif très important.
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